{"id":997,"date":"2022-11-04T10:41:32","date_gmt":"2022-11-04T10:41:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fil-info-francophonie.com\/?p=997"},"modified":"2022-11-05T10:47:17","modified_gmt":"2022-11-05T10:47:17","slug":"afropeanite-retour-sur-un-colloque-fondateur-a-bruxelles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fil-info-francophonie.com\/?p=997","title":{"rendered":"Afrop\u00e9anit\u00e9 : retour sur un colloque fondateur \u00e0 Bruxelles"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un colloque d&rsquo;exception comme il y en a un tous les dix ans. Inoubliable et fondateur, mais aussi porteur d\u2019enjeux majeurs pour l\u2019avenir des protestantismes en Europe.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab Mal nommer le monde, c\u2019est rajouter au malheur du monde \u00bb. Ce mot fameux d\u2019Albert Camus, Fatoumata Fathy Sidib\u00e9 l\u2019a rappel\u00e9 \u00e0 l\u2019heure des conclusions du colloque organis\u00e9 \u00e0 Bruxelles par la Facult\u00e9 Universitaire de Th\u00e9ologie Protestante (FUTP) et le nouveau\u00a0 centre de recherche CARES (1). L\u2019affirmation a un corollaire : bien \u00ab nommer sa condition \u00bb \u2013 titre du colloque-, c\u2019est un chemin vers un monde plus harmonieux.\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p>Au fil des deux jours du <a href=\"https:\/\/regardsprotestants.com\/actualites\/luniversite-protestante-de-bruxelles-se-penche-sur-lafropeanite\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">colloque de Bruxelles (19-20 octobre 2022)<\/a>, c\u2019est peu de dire que l\u2019exercice s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une tr\u00e8s grande r\u00e9ussite. Un colloque d\u2019exception comme il y\u00a0 en a un tous les dix ans. Inoubliable et fondateur.<\/p>\n<p><strong>\u00ab Nommer sa condition \u00bb <\/strong>du point de vue\u00a0 de la situation f\u00e9minine afrop\u00e9enne impliquait trois pr\u00e9requis : que les int\u00e9ress\u00e9es puissent\u00a0 prendre la parole. Elles l\u2019ont fait, avec brio, comp\u00e9tence et conviction. Qu\u2019un cadre conceptuel soit propos\u00e9 \u00e0 l\u2019analyse, ce qui a \u00e9t\u00e9 mis en place, avec des mots justes, par l\u2019\u00e9crivaine L\u00e9onora Miano lors de la premi\u00e8re matin\u00e9e du colloque. Et qu\u2019une pluralit\u00e9 disciplinaire (et de points de vue) soit mise en dialogue, pour \u00e9viter les enfermements.<\/p>\n<p>Tous ces d\u00e9fis ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s, avec en prime, une convivialit\u00e9 r\u00e9jouissante, une c\u00e9r\u00e9monie de prestige (doctorat <em>Honoris Causa <\/em>remis \u00e0 <a href=\"https:\/\/regardsprotestants.com\/actualites\/leonora-miano-et-denis-mukwege-honores-a-bruxelles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L\u00e9onora Miano et Denis Mukwege<\/a>), des locaux magnifiques (h\u00f4tel de ville de\u00a0 Bruxelles et centre Senghor \u00e0 Etterbeek). Et de la bonne musique en prime avec les <em>Africana\u00a0 Sessions<\/em>, le mercredi 19 octobre au soir.<\/p>\n<h3><strong>D\u00e9finir l\u2019afrop\u00e9anit\u00e9\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p>On ne saurait ici r\u00e9sumer la richesse exceptionnelle des contenus pr\u00e9sent\u00e9s. Il\u00a0 faudra, pour cela, un \u00e9crin adapt\u00e9, \u00e0 savoir le beau livre dont on attend avec impatience la publication. Retenons l\u2019essentiel, porteur d\u2019enjeux majeurs pour l\u2019avenir des protestantismes en Europe, et, au-del\u00e0, des christianismes et des cultures partag\u00e9es. Pr\u00e9sent\u00e9 comme r\u00e9cent, discut\u00e9, disput\u00e9, le concept d\u2019afrop\u00e9anit\u00e9 s\u2019est globalement impos\u00e9 au fil des r\u00e9flexions partag\u00e9es. Lors du d\u00e9marrage du colloque dans le salon gothique de l\u2019h\u00f4tel de ville de Bruxelles, c\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9crivaine L\u00e9onora Miano qu\u2019il revient la maternit\u00e9 de la notion.<\/p>\n<p>\u00ab <strong>Afrop\u00e9anit\u00e9 \u00bb d\u00e9signe une culture et une condition marqu\u00e9e \u00e0 la fois par l\u2019h\u00e9ritage africain\u00a0 et l\u2019exp\u00e9rience sociale et citoyenne en Europe<\/strong>. Comme l\u2019a rappel\u00e9 Ali Benmakhlouf lors des\u00a0 conclusions du colloque, le mot est sans tiret. D\u2019un seul tenant. En effet, les mots-valises \u00e0\u00a0 tirets ont souvent ce d\u00e9savantage que le second terme a tendance \u00e0 manger le premier. Les\u00a0 juifs ne sont pas toujours rassur\u00e9s, par exemple, lorsque les chr\u00e9tiens brandissent \u00e0 temps et\u00a0 contre-temps les suppos\u00e9es \u00ab valeurs jud\u00e9o-chr\u00e9tiennes \u00bb ! Ici, avec le terme d\u2019afrop\u00e9anit\u00e9,\u00a0 qui se d\u00e9cline au f\u00e9minin (afrop\u00e9enne) et au masculin (afrop\u00e9en), les deux sources sont\u00a0 indissociables. Aucune n\u2019englobe l\u2019autre. Ce concept en devenir n\u2019est pas enfermant : actrices\u00a0 et acteurs peuvent ou non se l\u2019approprier, et surtout, il cohabite avec d\u2019autres formes\u00a0 identitaires aux prises avec l\u2019africanit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L\u2019afrop\u00e9anit\u00e9, objet de ce colloque, coexiste avec afro antillais, afro-am\u00e9ricain, afro-asiatique..<\/strong>. Au-dessus de ces diverses exp\u00e9riences identitaires, L\u00e9onora Miano propose une notion fa\u00eeti\u00e8re qui les rassemble. Elle est d\u00e9sign\u00e9e par le terme \u00ab\u00a0Africana\u00a0\u00bb. Afrop\u00e9a est une des filles d\u2019Africana.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><p>Via de multiples postes d\u2019observation (associations, science-fiction, univers des\u00a0 influenceuses, roman, th\u00e9ologie) et disciplines des sciences humaines (sociologie, histoire,\u00a0 socio-anthropologie, philosophie, sciences de l\u2019\u00e9ducation\u2026), le mot d\u2019afrop\u00e9anit\u00e9 a peu \u00e0 peu\u00a0 pris de la substance au fil du colloque.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le plus souvent, les unes et les autres se le sont appropri\u00e9s. Les espaces et territoires circulatoires cr\u00e9oles, bien qu\u2019aux prises aussi avec\u00a0 l\u2019Am\u00e9rique, ne sont pas \u00e9trangers \u00e0 la mise en r\u00e9cit afrop\u00e9enne, comme l\u2019a soulign\u00e9\u00a0 notamment la linguiste Darline Cothi\u00e8re, directrice \u00e0 Paris de la Maison des journalistes.\u00a0 Jusqu\u2019\u00e0 Rebecca Monga, \u00e0 l\u2019heure de la remise du doctorat <em>Honoris Causa <\/em>\u00e0 L\u00e9onora Miano et\u00a0 Denis Mukwege. Avec une aisance rh\u00e9torique impressionnante, elle a revendiqu\u00e9 l\u2019identit\u00e9\u00a0 afrop\u00e9enne comme une \u00ab victoire \u00bb.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-151075 aligncenter\" src=\"https:\/\/regardsprotestants.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Colloque-4-jour-2-1.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"567\" \/><\/figure>\n<p><strong>Afrop\u00e9enne. Afrop\u00e9en. Un mot qui nomme bien. <\/strong>A rebours des assignations identitaires et des injonctions \u00e0 une \u00ab assimilation \u00bb qui violentent les identit\u00e9s et les parcours, le mot afrop\u00e9en refl\u00e8te l\u2019exp\u00e9rience partag\u00e9e par beaucoup d\u2019afro-descendants \u00e9tablis en Europe. Certes pas pour toutes, pas pour tous. Mais ce n\u2019est pas grave ! La pluralit\u00e9 des termes \u2013 dont les milieux protestants ont l\u2019habitude \u2013 vaut mieux que le carcan taille unique.<\/p>\n<h3><strong>Femmes \u00ab\u00a0silenc\u00e9es\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0misogynoir\u00a0\u00bb\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p><strong>Autour de la notion principale d\u2019afrop\u00e9anit\u00e9 trait\u00e9e au cours du colloque de\u00a0 Bruxelles, d\u2019autres termes se sont invit\u00e9s, au gr\u00e9 des expos\u00e9s.<\/strong> Parmi ces notions, celle de \u00ab femme silenc\u00e9e \u00bb est souvent revenue. Par ce n\u00e9ologisme, venu d\u2019un anglicisme, on entend d\u00e9crire la femme assign\u00e9e au silence, enjointe \u00e0 \u00e9couter d\u2019autres parler pour elle et sur elle.\u00a0 Sc\u00e8ne encore trop famili\u00e8re des agoras europ\u00e9ennes\u2026 Autre notion marquante, pr\u00e9sent\u00e9e\u00a0par la sociologue Carmen Diop, c\u2019est celle de \u00ab\u00a0misogynoir\u00a0\u00bb. Un mot qui fait se rejoindre la\u00a0 misogynie, dont toutes les femmes peuvent parfois souffrir, et le racisme contre les noires,\u00a0 qui rajoute un \u00e9l\u00e9ment de stigmatisation suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>L\u2019occasion de souligner l\u2019int\u00e9r\u00eat heuristique de l\u2019approche dite intersectionnelle, objet d\u2019une table ronde le jeudi 20 octobre au matin. Au lieu de cloisonner les approches, l\u2019id\u00e9e est d\u2019<strong>\u00e9tudier les discriminations multiples dont peuvent faire l\u2019objet certaines personnes du fait de leur origine, de leur genre, de leur statut social, de leur ph\u00e9notype (couleur de peau), de leur religion ou de leur sexualit\u00e9<\/strong>. Ce cumul de discriminations doit \u00eatre entendu, compris, enregistr\u00e9 dans sa factualit\u00e9. Au-del\u00e0 des bruits parasites des discours de d\u00e9l\u00e9gitimation du\u00a0 \u00ab\u00a0wokisme\u00a0\u00bb (sic), qui cherchent \u00e0 r\u00e9duire la question des discriminations \u00e0 de l\u2019id\u00e9ologie, il y a les faits. De nombreuses enqu\u00eates s\u00e9rieuses, dont plusieurs ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9es lors du colloque (dossier des livres de jeunesse, \u00e9tudi\u00e9 par Yvette Umuhire), rappellent implacablement que oui, \u00eatre femme et noire, aujourd\u2019hui en Europe, c\u2019est s\u2019exposer aux microagressions, au paternalisme, aux st\u00e9r\u00e9otypes.<\/p>\n<p>Le dire n\u2019est pas se victimiser, ni prof\u00e9rer un jugement g\u00e9n\u00e9ralisant. Le rappeler, c\u2019est mettre des mots sur des faits, contribuer \u00e0 la fin \u00e0 l\u2019impunit\u00e9, et amorcer une r\u00e9flexion collective qui permet d\u2019avancer. Y compris aupr\u00e8s des enseignants et des \u00e9l\u00e8ves, comme l\u2019a\u00a0 soulign\u00e9 Francine Nyambek-Mebenga, ma\u00eetresse de conf\u00e9rence en sciences de l\u2019\u00e9ducation \u00e0\u00a0 l\u2019Universit\u00e9 Paris-Est Cr\u00e9teil (2).<\/p>\n<h3><strong>Matrimoine afrop\u00e9en\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p>Sortir du silence. Dans ce processus, le colloque FUTP, pionnier \u00e0 bien des \u00e9gards,\u00a0 marque une \u00e9tape d\u00e9cisive, soulignant au passage que \u00ab\u00a0le patrimoine\u00a0\u00bb (afrop\u00e9en) \u00ab\u00a0est en fait\u00a0 largement un matrimoine\u00a0\u00bb, comme l\u2019affirma le professeur Bernard Coyault, doyen de la\u00a0 Facult\u00e9 et artisan du nouveau laboratoire CARES.<\/p>\n<p><strong>Des propos qui font \u00e9cho au travail de\u00a0 m\u00e9moire et d\u2019histoire<\/strong> r\u00e9alis\u00e9 pour faire sortir de l\u2019oubli la \u00ab\u00a0gyn\u00e9aologie\u00a0\u00bb afrop\u00e9enne. Par ce\u00a0 n\u00e9ologisme, pr\u00e9sent\u00e9 magistralement par L\u00e9onora Miano dans son intervention du mercredi\u00a0 19 octobre au matin, on entend d\u00e9crire cette transmission, de femme afrop\u00e9enne \u00e0 femme\u00a0 afrop\u00e9enne, d\u2019une histoire longtemps confisqu\u00e9e. Embl\u00e9matique de cette gyn\u00e9aologie en\u00a0 construction, s\u0153ur Louise Marie de Sainte Th\u00e9r\u00e8se (1658-1730), femme noire et religieuse du\u00a0 XVIIe si\u00e8cle, qui se d\u00e9finissait elle-m\u00eame comme \u00ab\u00a0fille de France\u00a0\u00bb. Or l\u2019expression impliquait\u00a0 un sang royal. \u00c9tait-elle fille ill\u00e9gitime du roi Louis XIV ? Peut-\u00eatre\u2026 L\u2019affaire est d\u00e9battue. Son\u00a0 portrait et sa l\u00e9gende, en tout cas, ont travers\u00e9 les si\u00e8cles. Et ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que Louise Marie, femme et noire, se reconnaissait haut et fort comme \u00ab\u00a0fille de France\u00a0\u00bb. Plus de 400 ans\u00a0 avant ce colloque sur l\u2019afrop\u00e9anit\u00e9 qui a raviv\u00e9 sa m\u00e9moire. Merci \u00e0 L\u00e9onora Miano pour cette\u00a0 \u00e9vocation.<\/p>\n<p><strong>De religion, il a aussi \u00e9t\u00e9 beaucoup question lors du colloque<\/strong>. D\u2019abord, parce\u00a0 qu\u2019elle participe des ph\u00e9nom\u00e8nes de construction identitaire, mais aussi de solidarit\u00e9. Ensuite,\u00a0 parce que la th\u00e9ologie est un objet d\u2019\u00e9tude central pour la force organisatrice, la FUTP de\u00a0 Bruxelles. Islam, catholicisme, protestantismes ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s, \u00e0 la fois comme lieux de\u00a0 ressource mais aussi espaces de valeurs \u00e0 questionner. En revendiquant le droit \u00e0\u00a0 \u201cl\u2019autod\u00e9termination dans la sph\u00e8re religieuse\u201d, Kirafiky Mbog a ainsi rappel\u00e9, jeudi 20 octobre apr\u00e8s-midi, que la pression sociale ne vient pas toujours de l\u2019ext\u00e9rieur. Elle peut venir aussi du\u00a0 milieu familial et religieux auquel on appartient, plaidant pour l\u2019espace n\u00e9cessaire afin de \u00ab\u00a0naviguer les doutes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>En mati\u00e8re de protestantismes<\/strong>, toute une gamme de positionnements s\u2019est exprim\u00e9e, entre mobilisation du r\u00e9f\u00e9rentiel biblique comme socle \u00e9thique de l\u2019action, et\u00a0 sc\u00e9nario de sortie de la religion. La perspective postcoloniale et d\u00e9coloniale n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e, notamment au travers de la figure puissante de Marie Muilu (1880-1959), garante de la\u00a0 p\u00e9rennisation de l\u2019Eglise kimbanguiste, dont Christel Zogning Meli nous a bross\u00e9 un portrait remarquable. Plus globalement, c\u2019est toute la question du sens et de la dynamique narrative o\u00f9 s\u2019inscrivent les vies qui s\u2019est trouv\u00e9e mise en avant. Avec ces interpellations fortes de\u00a0 Jeanine Mukaminega, professeure d\u2019Ancien Testament CARES-FUTP Bruxelles (3) : \u00ab\u00a0Pour\u00a0 construire, il faut sortir de la cage\u00a0\u00bb des repr\u00e9sentations impos\u00e9es\u2026 Et: \u00ab\u00a0est-ce qu\u2019on doit\u00a0 transmettre ou accompagner la naissance de quelque chose d\u2019autre ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>(1) Centre d\u2019\u00c9tudes Afro-europ\u00e9ennes et des Sciences des Religions de la Facult\u00e9 Universitaire de Th\u00e9ologie\u00a0 Protestante de <em>Bruxelles <\/em>(FUTP); site : <em>https:\/\/www.caresbrussels.be\/\u00a0<\/em><\/p>\n<p>(2) Francine Nyambek-Mebenga, \u00ab Construction du sens de la la\u00efcit\u00e9 dans des contextes multiculturels:\u00a0 poids des choix p\u00e9dagogiques et d\u2019exp\u00e9riences socio-scolaires\u00bb, <em>Revue des sciences de l\u2019\u00e9ducation<\/em>, vol. 42,\u00a0n\u00b01, 122-146<\/p>\n<p>(3) Jeanine Mukaminega, notamment autrice de <em>Lettre aux immigr\u00e9s<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un colloque d&rsquo;exception comme il y en a un tous les dix ans. 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